Un imprimeur ne corrige pas un fichier, il le constate. C'est pourquoi une pièce bien préparée arrive en presse en une journée, quand une pièce approximative peut immobiliser un planning pendant une semaine.
1. Le fond perdu, ce n'est pas une option

Un document imprimé est rogné après tirage. Sans 3 mm de fond perdu, la découpe laisse un liseré blanc sur les bords. Ce n'est pas un défaut d'impression : c'est un défaut de fichier, et il n'y a pas de rattrapage.
2. 300 dpi à la taille finale
Une image à 72 dpi en 3000 pixels de large est excellente pour un écran et insuffisante pour un A4. La règle est simple : la résolution se vérifie à la taille d'impression, jamais à la taille du fichier.
3. CMJN, pas RVB
Les écrans affichent en RVB, les presses impriment en CMJN. Un bleu vif à l'écran peut devenir terne sur papier. Convertissez toujours avant l'export, et vérifiez les aplats de vert et d'orange, les deux familles les plus trahies par la conversion.
4. Vectoriser ou inclure les polices
Une police absente du système de l'imprimeur sera remplacée — silencieusement. Vectorisez les textes ou incluez les fontes dans le PDF. C'est la cause d'erreur la plus fréquente sur les cartes de visite.
5. Nommer les fichiers proprement
« doc-final-v3-OK(2).pdf » n'est pas un nom de fichier, c'est un risque. Adoptez une convention : client_support_format_version_date.
6. Demander un contrôle avant tirage
Un imprimeur sérieux vérifie systématiquement. Si personne ne vous signale rien, posez la question : un contrôle de fichier prend dix minutes et évite un tirage complet à refaire.



